Occultants et lame d’air : une contribution précieuse à l’isolation thermique du bâti

L’approche conventionnelle de l’isolation thermique des bâtiments met l’accent sur les parois opaques et les ouvrants. Mais il s’avère que les systèmes d’occultation apportent une contribution significative à l’efficacité énergétique du logement et au confort du volume habitable. En effet, ils ne font pas simplement office d’écran lorsqu’il s’agit de mettre les occupants à l‘abri des regards et d’assurer une obscurité propice au sommeil. Ils influent également positivement sur la performance thermique, en particulier en hiver.

Deux paramètres décisifs durant la saison froide : la résistance thermique et l’étanchéité à l’air

L’efficace globale du système occultant repose sur la synergie de deux facteurs :

  1. La résistance thermique R, qui s’exprime en m².K/W. Elle dépend de la résistance du matériau utilisé pour la fabrication des lamelles et de la configuration du tablier, qui ralentit les transferts de chaleur par conduction.
  2. La classe de perméabilité à l’air du volet roulant. Elle est définie, conformément à la norme NF EN 13125, par le degré de perméabilité à l’air du pourtour de l’occultant en position complètement abaissée. Cette valeur s’exprime sous la forme e tot (en mm) et représente la somme des interstices périphériques laissant circuler l’air. En fonction du chiffre total, l’occultant appartient à l’une des cinq classes définies par la norme. La Classe 1 correspond à la perméabilité la plus élevée, tandis que la Classe 5 caractérise un occultant particulièrement étanche à l’air.

La lame d’air : une incidence déterminante sur la performance thermique

Tout particulièrement par temps froid, la lame d’air délimitée par la menuiserie, les retours tableaux et le tablier en position abaissée joue un rôle crucial – à condition de bénéficier d’une perméabilité à l’air aussi réduite que possible, afin de minimiser le brassage de l’air.

Plus la lame d’air sera épaisse, meilleure sera son efficacité énergétique. Par conséquent, la position de montage du volet roulant est décisive: pour profiter à plein du potentiel isolant de la lame d’air, il faudra maximiser la distance entre tablier et vitrage.

À cet égard, les solutions traditionnelles ne donnent pas satisfaction.

  • Dans le cas d’un volet roulant posé sous le linteau (configuration A) et se déroulant vers l’intérieur, la lame d’air entre le tablier et la menuiserie est réduite à sa plus simple expression. Son efficacité est par conséquent négligeable.
  • Lorsque le volet roulant est rapporté en applique sur la maçonnerie (configuration B) avant la mise en place de l’ITE et se déroule vers l’intérieur, le tablier de l’occultant se situe typiquement à mi-chemin de la profondeur des tableaux. Aussi l’efficacité de la la lame d’air reste-t-elle perfectible. À noter : si la menuiserie est positionnée au nu de la paroi extérieure existante, on se retrouve dans le cas A, avec une efficacité quasi nulle.

La solution ALPAC : pour une efficacité optimisée de la lame d’air

Le tablier du volet roulant ALPAC intégré au précadre thermo-isolé se déroule vers l’extérieur, et le tablier est positionné quasiment au nu de la façade isolée en ITE. Cela crée une lame d’air non ventilé de très forte épaisseur (> 300 mm). qui maximise l’efficacité énergétique du dispositif. Même si la menuiserie est déportée au nu de la maçonnerie existante, l’efficacité de la lame d’air reste d’un bon niveau.

À cela s’ajoute une perméabilité à l’air très basse. Grâce aux tolérances réduites des rails de guidage et à la présences de joints à brosses, la valeur de référence est < 8 mm (Classe 4). Cela réduit au minimum le brassage au sein de la lame d’air et les déperditions qui s’ensuivraient. Dans sa version standard, le volet roulant ALPAC répond aux exigences de la Classe 4.

Le système occultant intégré au précadre thermo-isolé ALPAC offre ainsi une combinaison sans équivalent entre efficacité de la lame d’air et étanchéité à l’air. Il en résulte quatre avantages distinctifs :

  • Fonction isolante qui réduit sensiblement les transferts de chaleur entre intérieur et extérieur
  • Atténuation des températures extrêmes (chaleur ou froid) grâce à la barrière thermique de la lame d’air
  • Diminution des besoins en chauffage durant la nuit (au moment le plus froid du cycle journalier)
  • Affaiblissement acoustique ; les effets conjugués du volet roulant, de la lame d’air et de la menuiserie isolent le volume habitable des bruits de la rue.

Une efficacité optimisée en toute saison

En période hivernale, l’occultant ALPAC évitera les déperditions vers l’extérieur au niveau des menuiseries. En position fermée, la lame d’air épaisse et la quasi absence de brassage de l‘air amélioreront fortement la performance thermique de l’ouverture.

De plus l’occultant, utilisé en journée, interceptera le rayonnement solaire estival avant qu’il puisse atteindre le vitrage.

Globalement, on retiendra que l’occultant peut améliorer très sensiblement l’efficacité énergétique du logement. Le matériau des lamelles n’est pas le facteur le plus déterminant. En fait, il faudra avant tout réunir deux conditions

  • une très faible perméabilité à l’air du système
  • une épaisseur maximisée de la lame d’air.

Une ouverture standard se transformera alors en bouclier thermique hautement efficace et contribuera fortement à la performance thermique de l’habitation.

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